Communiqué des Associations Asud, Anitea, Act Up – Paris, Gaïa Paris, Safe, Sos Hépatites Paris, salledeconsommation.fr
A la conférence mondiale sur le sida de Vienne, la ministre de la santé Roselyne Bachelot-Narquin s'est exprimée sur les centres de consommation de drogues supervisés.
Prenant acte que l'Inserm et la communauté scientifique ont émis un avis favorable sur ces centres, elle a décidé d'engager le processus d’expérimentation en ouvrant la concertation avec les collectivités locales concernées, précisant que Paris et Marseille avaient déjà amorcé la réflexion sur ce sujet. Ces mairies travaillent sur ces centres de consommation supervisés (faisabilité, mise en place, intégration dans le dispositif), dans le cadre du séminaire organisé par l'association Elus, Santé Publique et Territoires dont les conclusions sont attendus le 24 septembre prochain.
C'est donc un nouveau pas qui vient d'être franchi par la Ministre, qui le 4 novembre dernier, avait annoncé attendre l'expertise collective de l'Inserm pour se prononcer. Elle a appelé à la mobilisation de tous les acteurs pour qu’aboutissent ces projets.
Le collectif d’association qui depuis plusieurs mois s’est mobilisé pour que soit expérimenté cette réponse, prend acte de cette avancée. Loin des caricatures qui en sont faites, il souligne que ces dispositifs s’intègrent dans une politique globale des addictions associant éducation préventive, réduction des risques et soins dans une approche fondée sur les données scientifiques. |