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Réflexions /
Société
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Par Abdennour Bidar, le
23 Décembre 2010 18:29
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Pourquoi la laïcité républicaine éprouve-t-elle aujourd'hui tant de difficultés à se faire respecter dans les différents espaces publics ? Pourquoi notre République semble-t-elle désormais contrainte à garantir ce respect en multipliant les lois d'interdiction ? Pourquoi ce même respect de la laïcité doit-il être défendu par des décisions de justice, comme dans l'affaire récente de la crèche de Chanteloup-les-Vignes (Yvelines) ?
La question de la laïcité ressemble de plus en plus à une nouvelle version de la "guerre des deux France". L'Etat républicain semble en effet entraîné malgré lui dans une logique d'affrontement avec une forme de guérilla fondamentaliste qui pratique la provocation, le harcèlement, la pression diffuse et multiforme, en testant sans relâche les défenses de la laïcité.
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Réflexions /
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Par Cyril Mourin, le
06 Mai 2010 01:00
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L’Assemblée nationale a installé, avec le soutien du gouvernement, une mission d’information sur le port de la burqa en juillet 2009. Cette mission est présidée par le député du Rhône André Gérin qui avait le premier demandé sa création et elle est composée de 32 membres (17 UMP, 10 PS, 1 PRG, 2 GDR, 2 NC). Chantal Robin-Rodrigo, députée des Hautes-Pyrénées, représente le PRG dans cette mission et dès son installation elle avait insisté sur le fait qu’il était urgent de réagir car '' les choses se dégradent dans nos quartiers, le communautarisme prend parfois le dessus '' ; il s’agissait pour elle '' d’une cause commune, celle de la défense des valeurs de laïcité et d’égalité homme-femme ''. La presse fait état de notes ou rapports des services de police indiquant pour les uns le chiffre de 367, pour les autres 2000... Mais le nombre importe peu à nos yeux : n’y aurait-il qu’une seule burqa en France que cela devrait interroger notre République.
La burqa est à l’origine le vêtement traditionnel des tribus pachtounes en Afghanistan. Ce long voile, bleu ou marron, couvre complètement la tête et le corps, un grillage dissimulant les yeux. Cette tenue est devenue aux yeux du monde le symbole du régime des talibans en Afghanistan qui l’ont rendue obligatoire. En France, le port du niqab est plus courant que celui de la burqa. Il s’agit d’un voile sombre qui tombe jusqu’aux pieds et qui couvre le visage à l’exception des yeux.
Le port du voile intégral en France comme la burqa ou le niqab est une pratique inspirée de l’idéologie talibane ou du salafisme, elle n’est pas une manifestation générale de l’islam contrairement à ce que voudraient faire croire certains extrémistes.
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Par Elisabeth Boyer, le
28 Octobre 2009 11:35
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Intervention de Michel Fieze, sociologue, lors de la conférence-débat ''La jeunesse dans tous ses états'' organisée par le PRG 95 à Taverny, le vendredi 16 octobre.
A regarder l'Histoire, celle du temps passé mais aussi du temps présent, l'on peut légitimement se demander si la Jeunesse n'est pas juste bonne à remplir les prisons et à servir, à l'occasion, de « chair à canon ».
A regarder aujourd'hui « l'affaire » Jean Sarkozy, l'on peut tout aussi légitimement s'interroger : la valeur de l'Homme serait-elle, inéluctablement et définitivement, liée au nombre des années ? Serait-on nécessairement, a priori, à 23 ans, condamné à l'incompétence, sans preuve apportée ? (faut-il rappeler qu'à 28 ans le papa Nicolas devenait le plus jeune maire de Neuilly, sans que cela soulevât la moindre tempête, me semble-t-il ?).
L'Histoire, ici, nous est à nouveau précieuse. Le génie, à tout le moins le talent, a souvent été précoce dans les siècles passés. A 19 ans, Jeanne d'Arc guerroyait pour bouter les Anglais hors de France. A 17 ans, Rimbaud produisait ses plus beaux poèmes, etc.
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Par Marie-José Cayzac, le
11 Octobre 2010 09:24
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Désormais la réponse à toutes les questions de sécurité, si l’on en croit la droite, et dans une certaine mesure le parti socialiste, serait la vidéosurveillance ! Michelle Alliot-Marie nous annonçait récemment que 60 000 caméras devaient être déployées pour renforcer la sécurité.
A Argenteuil, nous avons emboité le pas à la droite et la municipalité a maintenu, et s’apprête à amplifier, le dispositif.
Mais la question, qui est posée aujourd’hui, est celle de l’efficacité du dispositif. Lorsque l’on interroge les habitants sur les moyens qu’ils préconisent pour améliorer la sécurité. La vidéosurveillance fait partie des propositions vivement suggérées.
Lorsque les caméras sont installées, si l’on demande, à ces mêmes personnes, si cette technologie a amélioré leur sécurité. Majoritairement, ils répondent non.
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Par Elisabeth Boyer, le
28 Octobre 2009 11:46
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Intervention de Madame Hélène Franco, ex secrétaire générale du syndicat de la magistrature et juge d'enfants, animatrice de la Commission Justice et Liberté du Parti de Gauche (PG), lors de la conférence-débat ''La jeunesse dans tous ses états'' organisée par le PRG 95 à Taverny, le vendredi 16 octobre.
Hélène Franco commence son intervention en constatant la difficulté de circonscrire le sujet de la Jeunesse. En justice, ce terme n'est jamais utilisé. Il convient donc de rappeler les différentes notions : mineur, majeur, et à l'intérieur des mineurs, les différentes "strates".
Les sources historiques de la justice pénale de l'enfance délinquante sont à trouver dans l'ordonnance de 1945, qui précise le cadre de l'enfance et de l'adolescence dont les notions anthropologiques sont évidemment différentes.
L'enfant mineur, jusqu'à 18 ans, n'ayant pas la parole, c'est une justice spécialisée qui répond pour lui. Ce qui pose le problème de la gouvernance de la justice des mineurs. En effet, on ne juge pas un enfant comme un adulte, il faut des précautions particulières : avoir toujours en tête la primauté de l'éducation et de la réinsertion, et n'utiliser la sanction que dans un ensemble visant à réintégrer l'individu dans la société. Cela nécessite une spécialisation des juges. Hélène Franco nous invite à étudier avec attention l'exposé des motifs de la dite ordonnance, dont on peut dire que la philosophie du texte est révolutionnaire.
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Par Cyril Mourin, le
28 Août 2009 01:00
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La dernière note rapide de l'IAU Ile-de-France (note rapide Société, n° 482) est relative aux "Modes d'accueil des enfants de moins de 3 ans: l'hétérogénéité francilienne. "
Extrait :
En Île-de-France, à la fin de 2006, près de 98 000 places en établissement d'accueil de jeunes enfants (EAJE) sont recensées. Avec 490 000 enfants âgés de moins de 3 ans le 1er janvier 2007, l'Île-de-France propose une place en établissement d'accueil pour cinq enfants, soit un taux de couverture moyen de 20 %.
La répartition des places en EAJE, même rapportée à la population concernée, est très hétérogène : deux départements de grande couronne sont peu dotés, la Seine-et-Marne et le Val-d'Oise (12 places pour 100 enfants). La Seine-Saint-Denis, elle, recense 13 places pour 100 enfants. Les Yvelines, l'Essonne et le Val-de-Marne sont proches de la moyenne francilienne (respectivement 19, 18 et 21 places pour 100 enfants). Les Hauts-de-Seine et Paris ont une offre de garde bien supérieure, avec 28 places pour le premier et 33 pour le second.
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