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Les Transports dans l'oeil du cyclone. Vendredi matin, une cinquantaine de manifestants, parents d'élèves FCPE et UNAPEI, enseignants et membres du Front de gauche, se sont rassemblés devant le Conseil général pour dénoncer la politique de réduction budgétaire en matière de transports orchestrée par la majorité de droite de l'assemblée départementale.
Depuis qu'ils ont appris que le Conseil général cessait de subventionner les cartes Imagine'R pour les lycéens valdoisiens non boursiers, les acteurs de l'éducation sont en émoi. «On peut comprendre les problèmes financiers mais on trouve dommage que ça se fasse au détriment de la jeunesse» , stigmatise Barbara Tonin, représentante FCPE. Selon l'association de parents d'élèves, les tarifs de la carte Imagine'R vont passer dès la rentrée prochaine du simple au double : 314 euros pour deux zones contre 131 euros, 435 euros pour trois zones contre 221 euros, 557 euros pour quatre zones contre 282 euros et enfin 680 euros pour cinq zones contre 344 euros.
Du côté du Front de gauche, on pointe également du doigt ces économies réalisées sur le dos des lycéens. « Le Conseil général ne prend que des mesures d'austérité. Pour nous, cette mesure n'est pas une surprise, explique Jean-Michel Ruiz, chef de file du Front de gauche 95. On sait qu'Arnaud Bazin (NDLR : président DVD du Conseil général) même s'il n'est pas encarté, est le meilleur ambassadeur de l'UMP dans le département. On ne règle pas les problèmes par l'austérité. Or, le Conseil général ne prend que des mesures d'austérité» .
L'opposition de gauche du Conseil général, emmenée par Didier Arnal, juge, elle, que «la majorité UMP-UVO du Conseil général poursuit inlassablement sa politique inadaptée aux besoins du Val-d'Oise et oublie la nécessité pour notre département d'avoir des priorités en direction de la jeunesse et de l'éducation». Et qualifie d' «irresponsable» la décision «qui consiste purement et simplement à exclure du dispositif d'aide nombre de lycéens valdoisiens» . Venu vendredi matin au-devant des manifestants, Philippe Sueur, le vice-président chargé des transports, renvoie la balle à la Région et au Syndicat des transports d'Ile-de-France, deux structures présidées par Jean-Paul Huchon (PS). «C'est le STIF qui a modifié les conditions d'éligibilité à la carte Imagine'R. Ça nous a été imposé de manière unilatérale et ça nous a conduits à prendre cette décision. On peut nous reprocher de ne pas avoir mené de concertation, mais on souhaite garder une aide privilégiéepour les collégiens qui relèvent de notre responsabilité, et on veut que la Région participe pour les lycéens. On peut économiser jusqu'à 3 millions d'euros».
La Région tacle le Val-d'Oise
Interpellé par Marie-José CAYZAC (conseillère régionales MUP du Val-d'Oise), le vice-président de la Région, chargé des transports, a sévèrement taclé l'attitude du Conseil général du Val-d'Oise. Soulignant la «mauvaise foi, voire la malhonnêteté du Conseil général dans son manque d'information et de transparence à l'égard des familles» , Pierre Serne a annoncé en réponse qu'une démarche, conjointe avec la vice-présidente chargée des lycées, visera à informer les familles sur «la responsabilité unique du département» qui a décidé de cesser d'aider les familles à financer le transport de leurs enfants lycéens dès la rentrée 2012. Il a par ailleurs indiqué que, si la Région ne se substituera pas aux départements, «une réflexion est engagée au STIF sur le dézonage de la carte Imagine'R» mais que la piste de travail privilégiée est «le dézonage sur la journée du mercredi» en plus du week-end.
Source : La Gazette du Val d'Oise - 18 juillet 2012
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