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Réflexions /
Politique et Institutions
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Par Cyril Mourin, le
01 Février 2011 16:56
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Tribune publiée par Robert Hue dans Libération du 1er février 2011
Les enquêtes d’opinion annonçant une victoire possible, voire probable de la gauche en 2012, sont pour la gauche le pire des poisons. Sans aucun doute, la droite et Nicolas Sarkozy sont-ils affaiblis et la crise a révélé plus encore à l’opinion la nocivité, voire la faillite, d’un système qui écrase les hommes et la nature. Malgré cela, les Français ne dissimulent pas leur scepticisme quant à la capacité de la gauche d’apporter des réponses nouvelles. Avec la montée d’une extrême droite populiste plus acidulée et d’autant plus dangereuse, réapparait le spectre de notre échec en 2002.
C’est à la lumière de cette réalité qu’il me semble urgent de dire qu’une victoire durable en 2012 passe, pour la gauche, et dès le premier tour, par la construction la plus large possible d’une union nouvelle permettant à d’autres forces que le Parti socialiste de s’associer à une candidature commune. Le mode de scrutin fait que toute candidature de gauche n’ayant pas atteint un niveau suffisant au premier tour rend impossible sa victoire au second. Voilà pourquoi je ne peux me retrouver dans le choix d’une gauche dite plus radicale, mais qui consacrera l’essentiel de son énergie à la guerre contre le PS. J’ai porté à deux reprises une candidature communiste à l’élection présidentielle et je regarde inquiet un populisme de gauche concurrençant celui de la droite tenir lieu de programme politique. Le bruit et la fureur n’ont jamais constitué une promesse politique.
Pour battre la droite, l’heure est à la constitution d’un socle large et partagé de toutes les forces. Les processus déjà engagés ne font pas obstacle à la mise en œuvre d’une union nouvelle, conduite dans la diversité et la multiplication des initiatives, afin, selon la formule de Edgar Morin, de « les conjuguer en une pluralité des chemins réformateurs ». Les primaires organisées par le PS – novatrices et respectables – feront émerger un candidat socialiste mais nullement une candidature commune à la gauche. Dès lors, comment les formations et mouvements progressistes, républicains, citoyens, certes plus modestes mais dont l’apport ou le manque à gagner peut-être décisif, feront-ils vivre leur autonomie ? Ne seront-ils pas tentés, pour exister, de s’engager sous leurs propres couleurs au premier tour ?
Une partie significative du corps électoral de la gauche ne se retrouve ni dans le « Front de gauche », ni dans une association au PS sans garantie du respect de la diversité. Il revient à chacun de prendre ses responsabilités – en premier lieu au PS – à égalité de droit et de devoir, d’inventer ensemble cette gauche commune, de dégager des principes majeurs de gouvernement et des accords électoraux, y compris une candidature commune au premier tour en y associant les Français par des assises participatives décentralisées et des réseaux sociaux actifs. Avec le Mouvement unitaire progressiste (Mup), je plaide pour ce choix. C’était le sens de l’appel à un Pacte unitaire qu’avec d’autres personnalités j’avais lancé il y a dix-huit mois.
J’invite ceux qui souhaitent l’émergence de cette gauche commune à y contribuer
en vous rendant sur cette page Facebook
Robert HUE
Président du Mouvement unitaire progressiste (Mup)
Sénateur du Val-d’Oise
Les enquêtes d’opinion annonçant une victoire possible, voire probable de la gauche en 2012, sont pour la gauche le pire des poisons. Sans aucun doute, la droite et Nicolas Sarkozy sont-ils affaiblis et la crise a révélé plus encore à l’opinion la nocivité, voire la faillite, d’un système qui écrase les hommes et la nature. Malgré cela, les Français ne dissimulent pas leur scepticisme quant à la capacité de la gauche d’apporter des réponses nouvelles. Avec la montée d’une extrême droite populiste plus acidulée et d’autant plus dangereuse, réapparait le spectre de notre échec en 2002.
C’est à la lumière de cette réalité qu’il me semble urgent de dire qu’une victoire durable en 2012 passe, pour la gauche, et dès le premier tour, par la construction la plus large possible d’une union nouvelle permettant à d’autres forces que le Parti socialiste de s’associer à une candidature commune. Le mode de scrutin fait que toute candidature de gauche n’ayant pas atteint un niveau suffisant au premier tour rend impossible sa victoire au second.
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Par Cyril Mourin, le
21 Janvier 2010 12:42
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Jean-Michel BAYLET, Président du PRG et Sénateur de Tarn-et-Garonne, est intervenu mardi 19 janvier dans la discussion générale sur le projet de loi de réforme des collectivités territoriales.
Voici le texte de son intervention :
Madame la présidente, messieurs les ministres, mes chers collègues, le comité pour la réforme des collectivités locales et la mission temporaire sur l'organisation et l'évolution des collectivités territoriales ont dressé le bilan de la décentralisation, que nous avons initiée en 1982, non sans mal et contre l'actuelle majorité - cela a été rappelé. Jean-Pierre Sueur a d'ailleurs eu raison de souligner que certaines des déclarations faites à cette époque mériteraient aujourd'hui d'être retrouvées et publiées.
La décentralisation a été ensuite approfondie par deux lois : la loi constitutionnelle du 28 mars 2003 relative à l'organisation décentralisée de la République, que nous avons votée même si elle était proposée par la droite, et la loi du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales.
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Par Cyril Mourin, le
03 Novembre 2009 16:38
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Le Conseil économique, social et environnemental consacre son assemblée plénière des 3 et 4 novembre 2009 à l'examen du projet d'avis relatif au rapport du Comité pour la réforme des collectivités locales, présenté par Claude ROULLEAU au nom de la section des économiques régionales et de l'aménagement du territoire. Vous pourrez télécharger ce projet d'avis et consulter dés à présent ses conclusions.
Conclusion du rapport :
L'existence du « millefeuille administratif », reprochée de façon récurrente à notre architecture territoriale, n'est pas propre à notre pays. Mais derrière cette apparente similitude, la France présente des disparités fondamentales avec ses voisins : un nombre très important de petites communes, des métropoles insuffisamment compétitives et des régions insuffisamment puissantes face à leurs homologues européennes, un manque de cohérence de l'ensemble.
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Par Jean-Luc Romero, le
04 Février 2010 10:52
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Alors que le PS a su exclure Georges Frêche pour ses habituels dérapages et aller plus loin en présentant une liste contre lui, plusieurs dirigeants de l'UMP, notamment au sein du groupe UMP, demandent que le PS exclue tous les militants qui soutiendraient Georges Frêche.Je trouve cette posture originale de la part de dirigeants d'un parti qui n'a jamais exclu Christian Vanneste qui affirme pourtant que « le comportement homosexuel est inférieur au comportement hétérosexuel. » Pour mémoire, non seulement M. Vanneste a eu l'investiture aux dernières élections municipales alors qu'il persiste dans ses propos contre les homosexuels, mais en plus il est toujours membre du groupe UMP à l'Assemblée nationale.
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Par Jean Levain, le
20 Janvier 2010 11:49
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C'est parti ! Alors qu'une majorité de Français a maintenant tiré le triste bilan de l'expérience sarkozyste, voici venir une échéance politique importante : les régionales de mars prochain. Elle coïncide avec une autre prise de conscience, à gauche celle-ci. Celle que la guerre des chefs et l'absence de projet national étaient les seules raisons empêchant une alternance politique justifiée par les faits. Qu'il fallait bien se discipliner et se rassembler pour jouer enfin le rôle que la Nation, voyant le sarkozysme se transformer en impasse, attend d'elle. C'est presque fait.
La situation en Ile-de-France est un peu différente : Jean-Paul HUCHON n'a pas participé à la guerre des chefs. Il s'est concentré sur son travail : animer et promouvoir une collectivité territoriale, l'Ile-de-France, aussi importante avec ses quelque 12 millions d'habitants que bien des pays européens. Par la faute du pouvoir sarkozyste, elle est exposée à de vraies menaces. Ces élections seront l'occasion de les parer et de garantir aux Franciliens, dans un contexte politique et économique difficile, un bon avenir.
Pour mieux mesurer les enjeux, penchons-nous sur les dangers qui existent et sur les réponses, qu'il convient le leur apporter. Les bonnes, bien sûr, pas les mauvaises.
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Par Jean Levain, le
23 Octobre 2009 14:46
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Enhardi par la passivité ambiante, l'hyper président avait poussé trop loin sa botte en voulant catapulter son seigneur fils, déjà perché sur la cage dorée du Conseil Général des Hauts de Seine, à la tête du plus gros développement immobilier d' Ile-de-France. L'indignation en France et -on en a moins parlé- la risée générale dont nous sommes hélas l'objet à l'étranger, l'ont contraint au recul tactique.
Pourtant, ne nous laissons pas abuser. Même si cette première défaite est symboliquement importante, elle doit maintenant être consolidée. En attendant de pouvoir en changer, il faut contraindre ce gouvernement et son véritable patron à s'inspirer à nouveau, tout simplement, des principes de notre République : Liberté, Egalité, Fraternité.
Or, le penchant compulsif à centraliser le pouvoir aux mains d'un seul qui sous-tend par exemple les projets de loi sur le "Grand Paris" et la soi-disant "réforme" des collectivités territoriales comme les tentatives de mise au pas de la télévision ou de la Justice, sont clairement liberticides. La généralisation du fichage, le presse-citron organisé dans les entreprises privatisées, le comportement colonial qui persiste outre-mer ne le sont pas moins. Et le procès Villepin montre assez l'esprit du pouvoir actuel.
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