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Le Radicalisme: d'hier à aujourd'hui, une pensée d'avance !
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Dans cette série, qui nous permettra de passer en revue la plupart des grands hommes politiques radicaux, nous pourrons découvrir que bien des débats d'aujourd'hui où souvent l'on s'englue, ne sont pas nouveaux. Très souvent, les Radicaux ont proposé des solutions qui emportent désormais l'intérêt voire l'adhésion du plan grand nombre.
La pensée radicale a conservé de ses origines le qualificatif "radical", hélas dénaturé en France mais qui garde son sens fort chez la plupart de nos voisins européens. Elle est en effet par essence révolutionnaire et innovante car elle se fonde sur une analyse critique et objective de la situation sociale, économique ou scientifique et non sur une vérité officielle ou conformiste, imposée par les rapports de force partisans du moment.
A l'inverse du "socialisme", dont nul ne sait précisément aujourd'hui ce qu'il recouvre, le radicalisme est d'abord et avant tout une philosophie, celle de l'Humanisme. C'est sur cet humanisme que se fondent les principes de la pensée et de l'action radicale : liberté d'esprit donc laïcité, volonté de pratique et non de seule contestation, caractère évolutif et souple qui puisse prendre en compte l'évolution de la société humaine mais aussi constance dans la hiérarchisation des valeurs. La notion d'équilibre est également essentielle chez nous car une société est nécessairement plurielle si elle doit être harmonieuse.
Les politiques radicaux que nous étudierons sont des penseurs, élus, parlementaires auteurs de lois importantes voire fondatrices s'inscrivant dans une perspective équilibrée et raisonnable d'évolution de la société. Ils sont bien loin des porte-étendards de telle ou telle cause cherchant avant tout à faire avancer un débat particulier de façon exclusive et parfois caricaturale.
Si nous avons choisi Michel Crépeau pour inaugurer cette série, c'est qu'il est exemplaire à beaucoup d'égards. Décédé le 30 mars 1999 en plein débat à l'Assemblée Nationale, Michel incarnait dans sa vie politique et même peut-on dire dans sa vie en général, le comportement radical. Aujourd'hui encore son image, identifiée souvent à celle de "sa" ville de La Rochelle, reste prégnante. Pourquoi ?
Tout simplement parce qu'il a su, bien avant d'autres qui en ont fait depuis leur cheval de bataille, initier mais aussi faire avancer par la pratique du pouvoir local, les grands principes du développement durable, de la protection de l'Environnement, de la promotion des énergies renouvelables et enfin de la nécessité d'une action qui soit internationale si elle veut être efficace.
Bonne lecture |
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Le Parti Radical de Gauche (PRG) en Ile-de-France /
Les grandes idées Radicales
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Jeanne Moutet |
Mercredi 11 Novembre 2009 - 09:29
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Nous ne pouvions ne pas traiter, dans notre série sur les grands Radicaux, de l'engagement de Léon Bourgeois (1881-1925). Figure souvent ''oubliée'' des grands radicaux de la IIIe République, il fut pourtant l'un des penseurs les plus influents de la doctrine sociale républicaine.
Juriste de formation, Léon Bourgeois entame une brillante carrière de préfet avant de se lancer définitivement en politique. Elu député sous l'étiquette de la gauche radicale aux élections de 1888, il offre aux républicains la victoire sur le général Boulanger alors soutenu par les bonapartistes.
Convaincu de la nécessité d'une réforme sociale du pays, dominé alors par le conservatisme, Léon Bourgeois va être à l'origine d'un concept qui aura une influence déterminante sur la doctrine juridique française : le concept de '' solidarisme ''. Dans son ouvrage intitulé '' Solidarité '', publié en 1896, Léon Bourgeois entend proposer une redéfinition des rapports entre l'individu, la société et l'Etat. Distinct du libéralisme individualiste et du socialisme collectiviste, son concept de solidarisme repose sur l'idée que l'Etat, à travers le droit, doit corriger les inégalités en garantissant notamment : la libre éducation pour toutes les classes de la société; un minimum de moyens d'existence pour chacun et l'assurance contre tous les risques de la vie.
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Le Parti Radical de Gauche (PRG) en Ile-de-France /
Les grandes idées Radicales
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Jeanne Moutet |
Vendredi 30 Octobre 2009 - 10:14
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Cette semaine, notre série consacrée aux grands Radicaux traite d'un des fondateurs et artisans de la IIIe République, Léon Gambetta.
Né à Cahors en 1838, Léon Gambetta appartient à une famille de commerçants. Il fait ses études de droit à Paris et obtient sa licence en 1860. Peu après, il commence à fréquenter les cercles républicains autours desquels gravitent notamment Jules Ferry, Jules Simon ou encore Adolphe Thiers.
La presse connait à ce moment là des attaques fréquentes de la part du régime impérial de Napoléon III, qui se traduisent par de nombreuses séries de procès intentés aux rédactions.
Devenu avocat, c'est au cours de l'un de ces procès que le jeune Gambetta sort de l'anonymat. Se servant du prétoire comme d'une tribune politique contre le second empire, il se distingue alors par ses talents d'orateur au cours d'une plaidoirie retentissante.
Jouissant désormais d'une grande popularité, il s'impose rapidement comme l'un des leaders naturel de l'opposition républicaine et se présente à la députation lors des élections de 1869.
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Le Parti Radical de Gauche (PRG) en Ile-de-France /
Les grandes idées Radicales
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Jeanne Moutet |
Mercredi 21 Octobre 2009 - 10:00
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 Cette semaine, la série du site Rageap sur les grands Radicaux aborde le parcours du philisophe Alain.
Emile Chartier, dit Alain, est né le 3 mars 1868 en Normandie dans une famille de la petite bourgeoisie rurale. Après avoir fait l'Ecole Normale Supérieure, il est reçu à l'agrégation de philosophie en 1892 et devient professeur, d'abord en province puis au Lycée Condorcet à Paris.
Son engagement politique commence avec l'Affaire Dreyfus en 1897 qui l'amène à participer au mouvement de création des universités populaires. Le but de ces universités est alors de rendre l'instruction accessible aux adultes afin d'éveiller les consciences et tenter d'apporter des réponses humanistes à la montée de l'antisémitisme et des fascismes en Europe. La première université populaire est créée en 1896 et l'on en compte plus d'une centaine en 1901. Or s'il est un concept philosophique cher à Alain, c'est bien celui de considérer que l'émancipation de l'homme réside d'abord dans la liberté d'esprit, plus encore que dans la liberté politique. C'est pour cette raison qu'il décide de fonder à son tour l'université populaire de Lorient en 1900.
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Le Parti Radical de Gauche (PRG) en Ile-de-France /
Les grandes idées Radicales
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Jeanne Moutet |
Mardi 06 Octobre 2009 - 11:18
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Cette semaine notre série sur les grands Radicaux s'intéresse à une grande femme du Radicalisme : Cécile Brunschvicg (1877-1946).
Elevée dans un milieu bourgeois juif et républicain, elle passe clandestinement son brevet à l'âge de 17 ans, contre la volonté de son père. En 1899 elle épouse le philosophe Léon Brunschvicg qui, en tant que membre de la Ligue des Droits de l'Homme, l'encourage à militer pour le droit des femmes. A cette époque, la proclamation de la République en 1848 et la restauration du suffrage universel réactivent le débat et les actions pour l'égalité des droits civiques. Il faut savoir que jusqu'en 1907, les femmes mariées ne peuvent disposer de leur salaire et que ce n'est qu'en 1920 qu'elles peuvent adhérer à un syndicat sans autorisation maritale.
Cécile Brunschvicg commence donc par militer en 1909 à l'Union Française pour le Suffrage des Femmes (UFSF), dont elle devient présidente en 1924 jusqu'en 1946, ainsi qu'au sein de la section Travail du Conseil National des Femmes Françaises (CNFF), qu'elle préside également dès 1915.
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