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Monsieur le Vice-président, Monsieur le Vice-président, chers collègues,
Lors du débat budgétaire 2012, notre groupe avait porté avec force l’ambition d'une nouvelle politique régionale en matière de prévention, de médiation et de sécurité, notamment au travers de deux amendements budgétaires votés par notre assemblée.
L'intervention de la Région, volontaire sur ces champs, nous semblait en effet trop souvent cantonnée à la résorption des insuffisances de l’Etat en matière de sécurité, notamment pour ce qui relève de la construction et de l’entretien des commissariats franciliens.
Nous souhaitions que la Région développe sa propre politique, construite sur sa propre philosophie: celle que tout phénomène délictueux peut être prévenu, qu’aucune fatalité n’est acceptable en matière de délinquance, qu’il faut pour cela que les acteurs travaillent ensemble et aux plus près des besoins et spécificités des territoires.
Votre rapport s’inscrit dans nos attentes,
- en reprenant notre demande d’une intervention en investissement pour développer sur toute l’Ile-de-France, bien au-delà de la géographie prioritaire de la politique de la ville, un tissu de lieux ouverts aux associations intervenants sur les champs de la médiation
- en renforçant l’action de la Région auprès des acteurs de la prévention,
- en développant des politiques ambitieuses en matière d’accès aux droits et d’aides aux victimes tout particulièrement auprès des femmes et des plus jeunes
- et surtout en préconisant une politique intégrée de développement des dispositifs de médiation.
Mais la première priorité de notre groupe est assurément que la Région ne reproduise aujourd’hui, les erreurs de certaines collectivités hier : en matière de médiation comme de prévention, la proximité sociale et culturelle ne peut primer sur la compétence.
La médiation qu’elle soit sociale, familiale, scolaire, juridique ou culturelle appelle des compétences spécifiques, des formations sérieuses pour être efficiente. Et c’est bien la politique dite « des grands frères » que je veux dénoncer ici très clairement, au nom de laquelle des personnes souvent en situation d'échec s'occupaient d'autres personnes en difficulté sans pouvoir leur offrir les clés de la réussite et l’insertion.
Et nous nous opposerons avec force à ceux pour qui la médiation ne serait qu’une voie privilégiée d’insertion, offrant des emplois sans qualification ni perspective professionnelle.
C’est donc bien à la constitution d’une véritable filière de formation professionnelle en matière de formation allant des niveaux V jusqu’aux filières universitaires qu’il nous faut travailler, et sur le soutien aux associations intervenants sur ces champs et souhaitant former leur membres.
C’est nous semble-t-il une philosophie partagée par l’exécutif, que nos amendements proposerons d’expliciter.
Je vous remercie.
Intervention sur le rapport CR 22-12 : Politique régionale de Médiation - Prévention – Protection
Compte rendu de la séance des 16 et 17 février (rapports, ordre du jour, voeux, votes en séance, interventions orales)
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