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La crise que nous traversons n’est pas uniquement financière. Elle est aussi a bien des égards une crise de société, et interroge en profondeur notre modèle de développement et d’organisation sociale.
Penser ces phénomène et vouloir y répondre sans mener une action volontariste en matière de politique culturelle, ne serait pas cohérant. Et nous répondons pas l’affirmative à l’interrogation posée par l’exposé des motifs de cette annexe budgétaire : La Culture ne serait-elle pas en réalité le quatrième pilier du développement durable de la société fondé sur l’Environnement, l’économie et le social ?
La culture est en effet, dans les confrontations d’imaginaires, d’identités, d’histoires individuelles et collectives, au creuset d’une société respectueuse de ses diversités et garante de cohésion sociale. Elle doit pour cela être aidée par la puissance publique sans être ni dénaturée ni formatée dans ses expressions. C’est là la philosophie de l’action régionale, nous nous en félicitons.
Le soutien aux arts de la rue, les dispositifs accompagnant les lieux innovants de création culturelle, le renforcement du soutien à l’art contemporain s’inscrivent dans ce cadre. Nous proposerons d’ailleurs sur ce dernier point un nouveau dispositif pour accompagner le développement de la présence de l’art contemporain sur le territoire.
Le rôle d’aménageur du territoire du secteur culturel est en effet pour nous primordial. Trop d’inégalités subsistent entre territoires sur la dynamique culturelle qui les irrigue. C’est pourquoi nous avions proposé l’année passée un dispositif de Capitale Culturelle Régionale afin de valoriser le potentiel de création des territoires de petite et grande couronne. L’un de nos amendement s’inscrit dans la poursuite de ce projet.
Enfin la pérennisation de la création culturelle et de l’intérêt des publics implique un travail spécifique avec les plus jeunes Franciliens. Une action culturelle à leur égard est d’autant plus importante pour eux, qu’elle contribue grandement à la construction de leur identité et de leur citoyenneté. Le prix littéraire des lycéens, les dispositifs de Musique au Lycée, les ciné-clubs que nous proposons de renforcer et la valorisation des clubs-théâtres s’inscrivent dans ce cadre.
Pour être pleinement efficaces et toucher également les élevés des lycées les moins ouverts aux initiatives culturelles, la médiation culturelle est une voie particulièrement intéressante qu’il nous faut investir plus largement. Nous proposerons à cette fin d’abonder le soutien à Arcadi qui porte le dispositif de médiateurs dans les lycées.
Je vous remercie.
Compte rendu de la séance (rapports, votes, interventions, amendements)
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