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Améliorer la qualité de l'air et de l'eau

En Ile-de-France / Environnement
Cyril Mourin - Dimanche 30 Novembre 2008 - 18:23
polution ile de francesource : iledefrance.fr
Traitement des eaux, aménagement des berges, lutte contre la pollution atmosphérique, création de pistes cyclables sont autant de missions que conduit la Région.

Gérer l’eau pour préserver et améliorer la vie

L’eau est une ressource vitale et précieuse. En permanence, la Région, avec l’Agence de l’eau, veille à sa qualité. Première contrainte : le traitement des eaux usées. Avec le concours de la Région, de nouvelles stations d’épuration vont progressivement permettre de traiter l’ensemble des eaux polluées, au plus près de leur rejet.

Autre action, le financement des travaux de restauration des berges de la Seine, de la Marne et de l’Oise. L 'objectif ? Préserver la faune et la flore alentour et agrémenter le paysage tout en respectant les contraintes de la navigation.

Cette réhabilitation du couvert naturel des berges a aussi pour effet de prévenir les risques d’inondation. Mais pour éviter que les eaux se déversent dans les zones habitées, la Région et ses partenaires prévoient aussi l’acquisition et la préservation de zones naturellement inondables, ainsi que la création de dispositifs locaux de protection dans les villes.

Un air plus sain… et moins de bruit !

Autre ressource vitale, l’air. Réduire la pollution atmosphérique fait également partie des objectifs de la Région, désormais responsable de l’élaboration du plan régional de la qualité de l’air (PRQA).

Parmi les causes de cette pollution, les fumées des chaudières et des usines d’incinération des déchets. En Île-de-France, dix-neuf usines détruisent 4 millions de tonnes de déchets par an et rejettent dans l’atmosphère d’importantes quantités d’oxyde d’azote. D’où la naissance d’un projet ambitieux, soutenu par la Région : installer un système catalytique visant à supprimer un volume de rejets équivalant à la pollution du boulevard périphérique.

Dans le quartier de la gare de l’Est, les habitants ont supporté pendant des années les fumées nocives des vieilles locomotives diesels circulant sur la ligne Paris-Bâle. Pour leur offrir un air de qualité, la Région a contribué au remplacement des moteurs de toutes ces locomotives. La RATP, à son tour, a bénéficié de son soutien pour renouveler ses autobus et faire rouler des véhicules propres. L’acquisition de véhicules propres par les collectivités territoriales est également soutenue par la Région, ainsi que la mise en œuvre de plans municipaux de lutte contre le bruit.

Les ballons dirigeables à l’étude

Face au transport routier et aux nuisances causées par le transport aérien classique, les dirigeables seraient écologiquement et économiquement vertueux. Risque limité de crash, consommation modeste de carburant, émissions limitées de gaz à effet de serre, impact sonore réduit, décongestionnement des zones saturées…les avantages seraient nombreux. Face à cet enjeu, la Région, dans une perspective de recherche et de développement économique respectueux de la planète, a financé une étude (téléchargeable ci-contre) sur le potentiel et la faisabilité du lancement de la production de dirigeables gros porteurs pour le transport de marchandises.

Alternative au moteur: pistes cyclables et « circulations douces »

Le trafic routier est en effet une des principales causes de pollution en Île-de-France. La Région et ses partenaires mettent tout en œuvre pour le réduire. Il s’agit notamment de faire en sorte que les automobilistes aient envie de laisser la voiture au garage, pour privilégier les Transports en commun et les «circulation douces ».

Les circulations douces, c’est tout ce qui n’est pas voiture, moto, ou tout autre véhicule à moteur. La Région partage avec les partenaires concernés une charte régionale des circulations douces, et passe avec les communes des contrats de « réseaux verts ». Avec quelques objectifs essentiels : développer les itinéraires cyclables et les parcs à vélo, équilibrer l’espace urbain entre les transports motorisés et les circulations douces, créer des rues piétonnes et des zones de ralentissement dans les quartiers « tranquilles ».

En marche vers l'éco-mobilité scolaire

Alors que de 70% des élèves sont déposés à l’école en voiture 50% des trajets motorisés font moins de 3 km et 30% moins d’1 km. Dans le même temps l’obésité précoce progresse tandis les émissions de gaz à effet de serre (CO2) vont croissant (1).

Fort de ce constat, en 2006, la Région adoptait un dispositif en faveur de l’éco-mobilité des élèves et des étudiants encourageant les collectivités locales à établir des plans de déplacement d’établissements scolaires (PDES).

Elle entend ainsi, avec ses partenaires et en lien avec l’Agence Régionale de l’énergie et de l’Environnement, inciter les jeunes franciliens à privilégier les modes de transport sans moteur, de type bus pédestre ou bus à vélo.

Plus de 12.000 élèves sont déjà concernés par les actions communales financées par les Régions.

(1) Enquête ADEME-ARENE chiffres 2002-2004

 
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