Réflexions Economie et Entreprises
Economie et entreprises

Réforme des retraites - Contribution du PRG

Réflexions / Economie et entreprises
Par Cyril Mourin, le 11 Mars 2010 01:00

La question des retraites sera le principal dossier de l’agenda social en 2010. Le Président de la République a rappelé, en février, que les précédentes réformes avaient été '' utiles '', mais '' pas suffisantes '' face à l’augmentation de l’espérance de vie et à la crise. '' Aujourd’hui, sur dix retraites que nous versons, il y en a une qui n’est pas financée '', a-t-il souligné, estimant que '' la crise a rapproché le mur de vingt ans ''. En effet, il y a ce qu’on voudrait, ce qu’on aimerait, ce qui serait bien, et il y a les faits.

Les pays occidentaux doivent tous faire face à une réalité démographique qui pèse de plus en plus lourd sur les systèmes de retraites, car pour que certains touchent une retraite il en faut d’autres pour payer. Les chiffres en France, malgré une natalité plutôt meilleure que dans les autres pays d’Europe, sont inquiétants. Une étude de l’INSEE publiée en 2006 révélait que, dans les prochaines années, la population active va rester stable alors que celle des inactifs ne va cesser de croître. Résultat : du fait de la croissance de la population âgée, en 2050, il n’y aurait plus que 1,4 actif pour un inactif de plus de 60 ans, contre 2,2 en 2005. Un solde migratoire différent aurait un effet immédiat sur le nombre d’actifs alors qu’une remontée ou une baisse de la fécondité ne jouerait qu’après 2025. Ces variantes n’auraient cependant que peu d’impact sur le rapport entre actifs et inactifs de plus de 60 ans.

Dans le même temps, les actifs du Fonds de réserve des retraites (FRR) français étaient valorisés à 27,6 milliards d’euros au 30 juin 2006, le montant des actifs au 31 mars 2008 était de 31,1 milliards d’euros. Après la chute brutale de 2008 dans le sillage de la faillite de Lehman-Brothers, les performances du fonds en 2009 sont très positives du fait du rebond marqué de l’ensemble des marchés et, en particulier, de celui des actions. Sa performance en 2009 (+15%) compense à hauteur de 60% celle, très négative (-24,9%) enregistrée en 2008. Le montant des actifs du Fonds remonte significativement de 27,7 à 33,3 Mds euros.

Le Conseil d’Orientation des Retraites a réalisé un exercice de projection avec l’ensemble des régimes de retraite, dont les résultats sont présentés en détail dans le rapport de mars 2006, '' Retraites : perspectives 2020 et 2050 ''. Il a conduit à réviser les résultats du premier exercice de 2001, en prenant notamment en compte les mesures de la réforme des retraites de 2003.

 

Travail du Dimanche : l'économie doit être au service de l'Homme, et jamais l'inverse

Réflexions / Economie et entreprises
Par Cyril Mourin, le 08 Juillet 2009 12:09
gerard_charasseIntervenant au nom de l'ensemble des députés PRG et apparentés, leur chef de file Gérard CHARASSE interviendra en discussion générale sur la proposition de loi « dérogations au repos dominical ».

Dans cette déclaration, après avoir rappelé que « les Radicaux de Gauche sont résolument dans l'opposition à la politique imposée depuis deux ans à notre pays par la majorité présidentielle, mais notre opposition est toujours réfléchie, jamais de principe», il procède à l'analyse des éléments de cette proposition qui sont incompatibles avec les principes radicaux d'humanisme et d'égalité :

  • « volontariat » qui, faute de garantie effective, sera « imposé dans les faits » et constitue au mieux une « vue de l'esprit » et au pire un « acquit de conscience » ;
  • « rupture d'égalité fondamentale » liée à l'absence de garantie légale de repos compensateur ou encore de rémunération supérieure dans les communes touristiques ou thermales ;
 

Quelques réflexions sur la crise actuelle (III)

Réflexions / Economie et entreprises
Par Jean Levain, le 23 Octobre 2008 02:00
criseLe groupe des Caisses d'Epargne vient de perdre 600 millions d'euros, alors que le krach bancaire était déjà en route. Réaction du chef de l'état, escorté de l'inénarrable Christine Lagarde : "Faites fouetter les coupables !" ( sous-entendu : pourquoi les hauts dirigeants du groupe de l'Ecureuil, un symbole théorique de la prudence financière, ont-ils, ces idiots, réussi à se faire pincer au mauvais moment et à décrédibiliser ainsi mon travail politique !) Il va bien arriver un moment où il devra se fouetter lui-même avec ses amis néo-libéraux.

En effet, cela fait des années, et tout le monde le savait sauf apparemment le gouvernement, que les banques ont fait du casino financier l'une de leurs activités essentielles et la principale source de leur revenu. Cela fait des années que les banques, consciemment et délibérément, recrutent des traders sur un profil très spécifique : des jeunes issus de très grandes écoles scientifiques y compris l'X et Centrale. La "mission" de ces jeunes est précisément de jouer pour le compte de leurs institutions avec des capitaux très importants et d'inventer des produits dits "dérivés".

Aujourd'hui, ils sont inévitablement devenus autant de responsables faciles : "Quoi, vous ne gagnez plus de quoi parader auprès de nos actionnaires et vous mettez en plus en jeu nos confortables sièges, sous lesquels sont rangés nos parachutes dorés ! Dehors, livrés à la justice et à la vindicte publique. Nous ? On ne savait rien de vos agissements et vous nous avez trompés !" : la logique millénaire du bouc émissaire s'est mise en marche, pour sauver un establishment irresponsable et conformiste, car le conformisme est, tout les professionnels le savent, l'une des caractéristiques du milieu bancaire.

 

Les enjeux et les contours de la fiscalité écologique pour les collectivités locales

Réflexions / Economie et entreprises
Par Elisabeth Boyer, le 28 Octobre 2009 11:31
Intervention de Loic Wan Ajouhu à Saint-Leu-La-Forêt (95) du lors de la journée de formation des élus du 17 Octobre 2009.

Je tiens tout d'abord à remercier Madame Elisabeth Boyer qui m'a donné la possibilité d'être présent ce matin, aux militants du PRG qui m'ont accueilli et qui m'ont hébergé la nuit dernière mais surtout au Professeur Bernard CASTAGNEDE, membre également du PRG, qui a eu la gentillesse de me mettre en relation avec Madame Boyer afin que nous puissions définir le contenu de mon intervention.

Le sujet dont nous allons parler est indéniablement au cœur du débat politique, au cœur du militantisme écologique, au cœur de notre conscience environnementale.

L'action écologique n'est pas simplement une histoire de comportement, c'est aussi une histoire de moyens.

Il faut que les pouvoirs publics aient les ressources nécessaires pour mener leur politique environnementale. Le principal moyen dont ils disposent : c'est la fiscalité.

Mais avant de traiter cette question et de rentrer dans certains détails techniques, j'aimerais que l'on puisse installer le décor. Le but pour moi, n'est pas de vous inventorier une série de mesures fiscales indigestes, mais bien de vous faire sentir l'environnement dans lequel nous nous trouvons sur cette question de la fiscalité et l'esprit général des véritables questions à soulever pour que les élus locaux accroissent leurs influences sur la politique environnementale.

 

Quelques réflexions sur la crise actuelle (IV)

Réflexions / Economie et entreprises
Par Jean Levain, le 13 Novembre 2008 02:00

elitesDans notre dernière note, nous évoquions, au titre des conséquences à tirer de la crise actuelle, la nécessité pour les banquiers et aussi pour les assureurs de revenir à leur métier.

Une seconde conclusion nous paraît concerner la formation et les règles déterminant la carrière de nos élites nationales.

Sans doute faut-il envisager de mettre fin, dans ce domaine, à un certain nombre d'aberrations. Nous vivons en effet une situation dans laquelle les soi-disantes valeurs du libéralisme, reprises en écho depuis des années par le chœur des Européens se trouvent quelque peu ridiculisées, à l'excès peut-être, par le retournement de la situation et où on les voit aujourd'hui battues en brèche par ceux-là mêmes qui en faisaient, hier, des principes intangibles et ont brutalement fait volte-face.

 

Quelques réflexions sur la crise actuelle (II)

Réflexions / Economie et entreprises
Par Jean Levain, le 13 Octobre 2008 02:00

jean_levain_thumbLa semaine dernière, nous nous sommes demandé ce qui se passait. Aujourd'hui, les gouvernements parent au plus pressé en surenchérissant jusqu'à ce que les choses -espérons-le- s'arrangent. Aujourd'hui, il nous faut commencer à réfléchir aux moyens de sortir durablement de la crise, sans que les mesures à court terme n'apportent plus encore de facteurs de dérèglement aujourd'hui qu'hier...

Le paradoxe du jour

Il apparaît totalement fou, même si cela "passe" dans l'opinion publique grâce au savoir-faire des communicants, de voir aujourd'hui la démolition de la mission postale, de celle de l'audiovisuel public ou du système éducatif se poursuivre, au moment même où, devant l'urgence absolue de restaurer la confiance, on fait bénéficier l'ensemble des banques fautives du soutien public !

Privatiser la Poste et créer une banque de plus, au moment même où l'on finance les banques fautives avec l'agent public ou la planche à billets, cela peut paraître surréaliste...

C'est d'ailleurs précisément pour cela que certains de nos partenaires dont les dirigeants ne sont pas des cyniques absolus, comme l'Allemagne, renâclent à donner leur blanc-seing aux volte-faces étourdissantes des spécialistes de la pol-com !

 

Fait-on ce qu'il faut ?

 

Mais n'oublions pas que le public attend d'abord d'un gouvernement qu'il soit efficace donc pragmatique, avant d'être moral.
 
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