|
Réflexions /
Art et Culture
|
|
Par Cyril Mourin, le
20 Juillet 2009 20:37
|
|
Région fortement urbanisée, l'Île-de-France se présente comme un territoire privilégié d'expansion des cultures urbaines. Or, peut-être plus que toute autre pratique culturelle, le hip-hop est un formidable outil pour analyser le territoire - c'est l'idée qui est au fondement de cette recherche.
À rebours d'un art occidental généralement orienté vers l'universel et qui vise à se débarrasser de ses attaches locales, le hip-hop se définit avant tout par ses territoires. Dans cette optique, le hip-hop apparaît comme un bon moyen de répondre aux questions suivantes : pourquoi certaines formes culturelles sont-elles fortement présentes sur certains territoires et pas sur d'autres ? Autrement dit, comment expliquer le développement de certaines formes culturelles dans certains territoires bien précis ? Comment expliquer les liens, les affinités électives qui se créent entre certaines pratiques culturelles et certains territoires ?
Notre recherche avait un premier objectif : faire un tableau de la culture hip-hop en Île-de-France, depuis ses origines jusqu'à aujourd'hui. Il s'agit de procéder, en quelque sorte, à un état des lieux de cette culture et de son développement dans la région francilienne. Plus précisément, nous avons effectué une socio-histoire des lieux de pratique, de production et de diffusion du hip-hop sur ce territoire. Ce rapport a donc d'abord une visée empirique : produire des connaissances sur le hip-hop francilien, puisque, s'il est évident que l'Île-de-France est une région « phare » pour cette culture, on manquait jusque-là d'une analyse générale et détaillée de la situation.
|