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Huchon 2010 : Réponses aux questions les plus fréquentes

En Ile-de-France / Politique et Institutions
Cyril Mourin - Mardi 23 Février 2010 - 15:01

Le comité de campagne de Jean-Paul Huchon a diffusé une "FAQ" afin d'apporter une réponse aux grandes questions posées durant la campagne. Nous vous en livrons ci-dessous le contenu :

Transports

EMPLOI ET DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE

ENSEIGNEMENT SECONDAIRE

FORMATION PROFESSIONNELLE ET APPRENTISSAGE

logement

Environnement

SANTÉ

DIVERSES

 


TRANSPORTS

Certains partis proposent une tarification unique pour les transports en commun, pourquoi n'est-ce pas dans votre programme ?

Nous savons que les franciliens ont deux exigences : le développement de l'offre de transport et la qualité de service. Ce sont leurs exigences, ce sont nos priorités. La rénovation du matériel roulant, l'augmentation de la fréquence et l'ouverture de nouvelles lignes sont donc au coeur de nos engagements pour la prochaine mandature. Par ailleurs, la tarification unique coûte cher (600 millions €) et la financer nous ferait prendre du retard sur les autres grands projets de rénovation ou d'ouverture de lignes. Mais il faut également dire que la tarification unique ne correspond pas à notre conception de la justice sociale. Nous ne sommes pas favorables à ce que chacun paie la même chose. Ainsi, la Région a d'ores et déjà mis en place une tarification sociale, nous poursuivrons cette politique en concentrant l'effort tarifaire sur ceux qui en ont le plus besoin : les jeunes et les seniors.

Que proposez-vous pour améliorer la situation des usagers sur la ligne 13 ?

Nous connaissons la situation des usagers qui ne supportent plus les retards et les incidents techniques si réguliers. L'Etat a beaucoup tardé dans ce projet et depuis que nous avons la responsabilité des transports (en 2006), nous avons activement travaillé sur l'amélioration de la ligne 13. Ainsi, nous financerons la prolongation de la ligne 14 à Mairie de Saint-Ouen pour désengorger la ligne 13.

Que proposez-vous pour la désaturation de la ligne A du RER ? Et quand seront rénovées les autres lignes de RER ?

Le RER A est la ligne la plus fréquentée au monde avec plus d'un million de voyageurs par jour. De nouveaux matériels seront livrés dès la fin de l'année 2010. L'ensemble de la ligne sera modernisé à la fin de l'année 2011 améliorant par là même sa capacité et son confort.
Nous ferons de même pour le RER B à l'horizon 2012, pour le RER D en 2013 puis pour le RER C d'ici cinq ans. Par ailleurs, le RER E, plus récent, sera prolongé à l'ouest vers la Défense puis vers Mantes sans altérer la qualité de service sur cette ligne.

Les grèves dans les transports en commun en Ile-de-France perturbent trop souvent le fonctionnement du réseau. omment s'articulent les responsabilités entre la RATP et le STIF et quels sont vos moyens d'agir ?

La RATP est l'actionnaire unique de la RATP. Le STIF n'est que l'autorité organisatrice des transports. Les conflits sociaux réguliers dans cette entreprise montrent combien le climat social y est pesant. En décembre dernier, lors de la grève du RER A Jean-Paul Huchon avait demandé au Premier Ministre la nomination d'un médiateur, ce qui a été refusé par le Gouvernement. En renégociant le contrat de délégation, des clauses supplémentaires seront insérées pour pénaliser financièrement les dysfonctionnements liés à des conflits sociaux pour inciter la RATP à mieux les gérer.

Qu'est-ce que le STIF ? Et à quoi sert-il ?

Le Syndicat des Transports d'Ile-de-France, qui regroupe la Région, la Ville de Paris et l'ensemble des départements (et l'Etat avant 2006), organise, coordonne et finance les transports publics de voyageurs en Île-de-France, qui sont assurés par la RATP, la SNCF Transilien et des entreprises de bus privées, regroupées dans l'association OPTILE. Il définit les conditions générales d'exploitation, crée les titres de transport et fixe les tarifs. Il définit l'offre de transport et le niveau de qualité des services dans le cadre de contrats signés avec les transporteurs.
Il est présidé depuis 2006 par Jean-Paul Huchon.

Le Francilien a été livré sur une ligne, la H. Quand seront équipées toutes les autres ?

Il doit d'ici 2014 commencer à desservir les réseaux Nord et Est du Transilien.

Pourquoi vous opposez-vous vous au projet de transport en rocade de Christian Blanc appelé le Grand Paris ?

Le projet de Christian Blanc ne répond en rien aux urgences franciliennes. Ce projet est coûteux et non financé, autoritaire et inadapté aux besoins des franciliens. Au lieu de se concentrer sur les urgences d'un réseau de transport sous-financé depuis 30 ans, il prévoit pour 2035 de desservir des zones peu résidentielles dans lesquelles des pôles d'excellence seront favorisés.

Quelles sont vos propositions pour faciliter la mobilité de banlieue à banlieue qui concernent de très nombreux franciliens ?

Depuis 2006, nous avons fait de l'offre banlieue-banlieue notre priorité. Nous avons ainsi créé neuf tramways dont le Tramway des Maréchaux très utilisé par tous les Franciliens. Nous avons également renforcé considérablement l'offre en petite et en grande couronne et nous avons souhaité désenclaver les quartiers populaires les plus mal desservis comme avec le T4 entre Bondy et Aulnay.
Notre projet majeur est désormais la création d'Arc Express, une rocade ferroviaire qui fera le tour de Paris, reliée aux stations de métro existantes, au niveau de la petite couronne. Nous poursuivrons également les travaux des tangentielles, en particulier à l'ouest entre Saint-Cyr-l'Ecole et Achères/Poissy, au sud avec le tram-train Evry-Massy, et au nord entre Sartrouville et Epinay, grâce notamment au barreau de Gonesse.

EMPLOI & DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE

Vous soutenez de nombreuses entreprises en Ile-de-France. Mais pour celles qui font des bénéfices, comptez-vous conditionner vos aides au respect de critères sociaux et environnementaux ?

La Région a d'ores et déjà introduit des clauses environnementales dans nombres de ses politiques (par exemple conditionnement des aides régionales au logement respect des normes HQE). Nous irons plus loin encore en proposant de faire progressivement des clauses sociales et environnementales la norme des marchés publics régionaux (norme Haute Qualité Sociale). En fin de mandat, c'est 20% de la commande publique qui sera ainsi convertie. De même, nous utiliserons les marchés publics passés par la Région pour favoriser les entreprises qui ont recours à l'insertion.

Que comptez-vous faire pour les salariés des entreprises en restructuration ou qui délocalisent ?

Nous aiderons les salariés des entreprises à travers un plan de développement, un investissement direct en capital pour les entreprises stratégiques ou l'aide à la reprise par les salariés. Nous mettrons en place une sécurité des parcours professionnels en formant 100.000 demandeurs d'emploi par an et en concluant 50.000 contrats de continuité professionnelle.

Vous proposez la reprise par les salariés de leur entreprise, pourquoi et comment ?

Les salariés sont souvent bien placés pour reprendre leur entreprise du fait de leur implication et de leur connaissance du secteur.
C'est pourquoi nous proposons de faciliter la reprise par les salariés de leur entreprise en doublant l'engagement régional dans Equisol, le fonds de capital-risque spécialisé dans l'économie solidaire, en mettant en place des pôles de coopération territoriaux, en créant une section ESS au sein de chaque pépinière et dans le dispositif PM'UP et en offrant une formation adaptée aux dirigeants et aux coopérateurs des entreprises d'économie solidaire.

Vous parlez de transition écologique de l'économie. Comment comptez-vous faire pour que cette transition ne se fasse pas au détriment des salariés ?

En aucun cas la transition écologique ne se fera au détriment des salariés. La transition suppose l'accompagnement par la formation. En effet, la transition écologique développe de nouveaux métiers et donc de nouveaux emplois. Les politiques de formation seront bien évidemment orientée vers les nouveaux métiers du développement durable. Par ailleurs, la Région aidera en priorité les entreprises et donc les emplois qui s'insèrent dans le développement durable.

Comment la Région peut-elle lutter contre la crise ?

Le plan transport, l'effort en faveur du logement et la transition écologique représentent des investissements publics majeur qui tireront l'activité. La sécurisation des parcours professionnels à travers la formation et le soutien aux PME en transition ou en difficulté seront un bouclier pour les salariés. Enfin, l'emploi sera développé via l'aide aux secteurs riches en emploi et un Small Business Act pour les PME qui sont le premier employeur d'Ile-de-France.

ENSEIGNEMENT SECONDAIRE

Pourquoi vous opposez-vous à l'ouverture des lycées 7 jours sur 7 aux associations culturelles et sportives, proposée par l'UMP ?

Car le financement et l'entretien de ces ouvertures supplémentaires devraient être à la charge des associations ce qui poserait des problèmes à la fois de sécurité et de légalité. La sécurisation et l'entretien des établissements secondaires revient à la Région et à l'Etat et non à des associations qui n'en ont pas les moyens.

Comment comptez-vous mieux sécuriser les établissements ?

Ces drames sont tout à fait insupportables et sont significatifs de la fragilisation de notre système public de l'éducation. La sécurité, c'est d'abord de la présence humaine. Et c'est de la responsabilité première de l'Etat. On ne peut pas supprimer 40.000 postes dans l'Education nationale depuis 2007 et s'étonner ensuite qu'il n'y ait plus de présence humaine dans les établissements. Depuis 1999, la Région, en charge du parc de lycées le plus vaste de France, a investi 57 millions d'euros pour doter ses établissements des équipements indispensables (portails sécurisés, clôtures, vidéosurveillance, etc.), soit une moyenne de plus de 5 millions d'euros par an. Ces travaux ont concerné plus de 400 des 471 lycées de la région et s'amplifieront encore dans les années à venir.

Comment aidez-vous les établissements à leur équipement numérique ?

Depuis 1998, la Région a financé la constitution d'un parc de 120.000 ordinateurs dans les lycées et les CFA, soit un pour trois élèves. Nous avons également distribué 600.000 clés USB à l'ensemble des lycéens, des apprentis et des professeurs. Ces clés USB contiennent un bureau mobile 100% « Open source ». La Région a également consacré plus de 40 millions d'euros à la diffusion du haut débit en Ile-de-France. Pour accompagner la généralisation à tous les établissements des Espaces Numériques de Travail (ENT) - qui permet à l'ensemble des élèves, parents d'élèves, enseignants et administration d'être connectés sur une plateforme numérique - un plan de connexion au très haut débit sera engagé dans l'ensemble de 471 lycées de la Région.

Comment comptez-vous lutter contre le décrochage scolaire et universitaire ?

Notre objectif est de diminuer de moitié le nombre de jeunes entrant sans qualification sur le marché du travail en luttant contre toutes les formes de décrochage scolaire et universitaire. Pour cela, nous allons amplifier le dispositif de soutien scolaire "Réussite pour tous" et accompagner les projets d'orientation et de construction de projet professionnel en lien avec les établissements secondaires et universitaires, les Pôles de recherche et d'enseignement supérieur et les missions locales. Nous proposons également de doubler le nombre de places dans les écoles de la deuxième chance pour atteindre 2 500 places et conforter le dispositif AVENIR Jeunes qui offre 20 000 places de formation pour les jeunes en insertion professionnelle.

FORMATION PROFESSIONNELLE ET APPRENTISSAGE

Comment comptez-vous accompagner les demandeurs d'emplois et les salariés victimes ou menacés par les licenciements ?

Il est indispensable de fournir un effort sans précédent pour sécuriser les parcours professionnels et donc la formation tout au long de la vie. Les mutations économiques ne doivent pas être subies mais anticipées et accompagnées. C'est pourquoi nous proposons de lancer 50 000 contrats de continuité professionnelle, destinés à accompagner et former des salariés menacés de licenciements ou licenciés économiques. Par ailleurs, nous mettrons en oeuvre un Plan de développement des formations professionnelles avec pour objectif d'atteindre, d'ici 2013, 100 000 demandeurs d'emplois formés chaque année. Enfin, nous soutiendrons, en association avec l'Etat, Pôle emploi et les partenaires sociaux régionaux, la création d'un fonds de soutien à l'emploi et de sécurisation des parcours professionnels, fédérant l'ensemble des financements en la matière.

Vous vous engagez à ce que 150 000 jeunes soient en alternance chaque année, comment comptez-vous y parvenir ?

Plus de 90 000 jeunes ont fait leur rentrée en centre d'apprentissage en 2009. Nous souhaitons renforcer encore davantage notre action non seulement en matière d'apprentissage, mais plus largement en faveur de l'alternance en créant une Bourse aux contrats en alternance dans le cadre d'un partenariat avec les organismes paritaires du secteur. Avec les missions locales et les organismes d'insertion, nous renforcerons le dispositif AVENIR Jeunes qui offre 20 000 places de formation pour les jeunes en insertion professionnelle et viserons le doublement du nombre de places offertes par les Ecoles de la 2ème chance. Par ailleurs, nous souhaitons encourager l'implication des branches professionnelles et des chambres consulaires en faveur de l'alternance en donnant un label "maître d'apprentissage confirmé" aux employeurs qui s'engagent à accueillir des jeunes en alternance et finançant un complément de prime aux maîtres d'apprentissage. Enfin, nous développerons d'autres formes d'alternance, hors contrat de travail, en favorisant la recherche de stages pour les lycéens professionnels, en développant des lycées de métiers.

Quelles politiques vous engagez-vous à mettre en œuvre pour améliorer les conditions de vie et de travail des stagiaires de la formation professionnelle ?

La rémunération comme stagiaire de la formation professionnelle est régie par des barèmes n'ayant pas évolué depuis 2002, conduisant à une perte de pouvoir d'achat de plus de 15%. Cette rémunération est en moyenne de 650 euros par mois. Nous proposons d'adopter un barème plus favorable que celui du Code du Travail en finançant une garantie d'indemnité afin d'améliorer les conditions de vie des stagiaires, de sécuriser les parcours et d'accroître l'attractivité de la formation. Nous souhaitons également amplifier la politique d'appui à la mobilité européenne et internationale des jeunes en formation, que ce soit des projets individuels ou des projets collectifs. Enfin, nous généraliserons les Espaces Numériques de Travail (ENT) et développerons la connexion à trés haut débit dans tous les établissements d'apprentissage et de formation.

LOGEMENT

Vous affirmez que le logement n'est pas une compétence régionale mais vous développez de nombreuses propositions dans ce domaine. Comment pourrez-vous les mettre en place ?

En effet, c'est bien l'Etat le premier compétent en matière de logement ; l'Etat qui depuis près de 10 ans s'est progressivement défaussé de ses obligations et a trahi les promesses faites aux associations. La Région, grâce à la clause générale de compétence (qui permet à toutes les collectivités locales de mener des politiques en dehors de leurs compétences propres) a décidé, au cours de la précédente mandature, d'investir massivement dans ce secteur qui constitue une priorité pour les franciliens. Nous voulons poursuivre cet effort important en faveur du logement en ciblant nos aides pour ceux qui ont le plus de mal à se loger (jeunes, logement très social et logement social intermédiaire).

En quoi consiste la mise à disposition gratuite de terrains pour la construction de logements ?

Le prix du foncier reste trop souvent à un obstacle à la construction de logements diversifiés et économiquement accessible. Si le terrain est cher, le prix de sortie sera élevé. C'est vrai pour le logement privé comme pour le logement social. Il y a pourtant en Ile-de-France beaucoup de terrains publics disponibles. Nous proposons donc de mettre à disposition des terrains gratuits pour les bailleurs sociaux. Avec cette mesure, nous voulons aider les maires en retard à atteindre le minimum de 20% de logements sociaux par commune et accompagner l'ensemble des maires-bâtisseurs vers un objectif régional de 30%.

Le logement est devenu un problème majeur pour de nombreux étudiants, que proposez-vous ?

Avec la crise du logement, les jeunes Franciliens sont confrontés aux plus grandes difficultés pour accéder à leur premier logement. Nous nous engageons à prendre en charge la caution et le dépôt de garantie pour les étudiants en location et en colocation, à financer 1 000 logements partagés pour les étudiants qui s'engagent dans des initiatives cultruelles ou sociales en Ile-de-France et à créer 20 000 logements pour les étudiants, les apprentis et les jeunes travailleurs.

Madame Pécresse propose que l'ensemble des aides régionales au logement soit conditionné au respect de la norme HQE. Pourquoi ne reprennez-vous pas cette idée ?

Mais parce que c'est déjà le cas! Depuis le 1er janvier 2008, l'ensemble des aides régionales au logement sont conditionnées au respect des normes HQE. Encore une fois, Madame Pécresse, promet de mettre en place ce qui existe déjà!

ENVIRONNEMENT

Tous les candidats font désormais de l'écologie une priorité, qu'est-ce qui vous distingue ?

Que tous les candidats se saisissent de la question écologique est une bonne chose car il y a urgence. Aujourd'hui, chacun s'engage pour le développement durable car il ne s'agit pas d'un choix de société mais d'un défi que tous doivent relever. Dans notre projet, nous insistons sur le lien entre les inégalités sociales et les inégalités environnementales. Car les territoires où les désordres écologiques sont les plus nombreux, sont aussi les territoires où les inégalités sociales sont les plus fortes. Ainsi, il ne faut pas rendre le sujet environnemental prioritaire sur la question sociale, comme il ne faut pas poser la question du développement économique comme étant concurrente du développement durable. C'est la juste alliance entre trois exigences : justice sociale, impératif écologique et ambition économique, que nous portons dans notre projet.

L'isolation thermique des logements coûte très cher, comptez-vous aider les Franciliens à s'équiper ?

Il est vrai que les travaux d'isolation thermique sont onéreux et se heurtent à divers problèmes lorsqu'il s'agit d'habitat collectif. Depuis quelques années le Conseil Régional aide les particuliers pour le financement de systèmes de maîtrise de l'énergie. Pour la prochaine mandature, nous proposons un programme de contrats d'isolation thermique et phonique des immeubles intégrant une protection des locataires et l'encadrement des loyers de sortie. Pour le parc social, avec prestations sociales compensatoires et pour le parc privé, la Région apportera une aide au diagnostic puis aux travaux en fonction de la nature du logement et des ressources des propriétaires.

Etes-vous favorable à la généralisation de Vélib et d'Autolib sur le principe de Velib' ?

Dans notre projet nous proposons le développement de nouveaux services, vélos et voitures en libre service, parcs de stationnement et d'entretien de vélos. Parmi les services à mettre en place dans un plus grand nombre de gares et de stations, une place particulière doit être faite au vélo. Pour permettre un développement de la pratique, la Région renforcera le nombre de parcs à vélos et aidera la mise en place de type Vélib' ou équivalent. Une démarche comparable sera conduite pour développer les pratiques d'autopartage et de voitures en libre service de type Autolib', au fur et à mesure que les collectivités seront intéressées.

SANTÉ

Des centres de soins ferment dans toute la région, des postes sont supprimés dans les hôpitaux, se soigner devient un luxe. Que peut la Région ?

Trois millions de Franciliens se rendent dans un service d'urgences hospitalières chaque année, mais de nombreux services, faute de moyens, ne sont pas en situation d'accueillir dignement et efficacement leurs patients malgré l'énergie et la compétence des personnels. Après avoir participé à leur équipement, notamment en matière de radiographie, nous proposons de mettre en oeuvre un plan de rénovation massive des lieux de soins et d'accueil ainsi que des SAMU franciliens.

Que fait le Conseil régional pour soutenir le droit à l'avortement ?

Depuis 2007 le Conseil régional d'Ile-de-France mène avec le planning familial une campagne d'information sur les questions de sexualité, de contraception et d'avortement. La Région soutient notamment une plateforme téléphonique d'information assurée par le Planning Familial pour répondre aux demandes d'informations et questionnements des Franciliennes et Franciliens. Pour faire face à l'aggravation des conditions d'accès aux soins en matière d'avortement dans les hôpitaux publics et à la dégradation des conditions d'accès, d'accueil, et des soins qui en découlent, nous proposons de poursuivre l'accompagnement des centres du Planning familial, des associations de sensibilisation et des centres IVG et mettrons en place le Pass Contraception.

A quoi correspond le Pass contraception que vous proposez ?

Sous le contrôle d'un médecin ou d'une infirmière, ce carnet permettra à tous les jeunes inscrits dans un Lycée ou un établissement de formation d'avoir accès gratuitement à une consultation médicale, à tous les modes de contraception et, si nécessaire, à des analyses médicales.

Comment comptez-vous améliorer les conditions de vie des seniors ?

Nous proposons de financer les Maisons pour l'autonomie et l'intégration des malades d'Alzheimer qui assurent une prise en charge sanitaire, sociale et médico-sociale et un accompagnement des personnes atteintes de la maladie et de leur famille. Nous souhaitons également mettre en place des aides financières personnalisées pour l'équipement et l'adaptation des logements et soutenir le développement des structures d'accueil des personnes âgées, qu'elles soient temporaires, individuelles ou familiales. Enfin, un plan régional de formation du personnel pour le maintien à domicile sera engagé pour participer à la couverture de ces besoins croissants et urgents.

Tous les jeunes pourront-ils bénéficier de la prise en charge de la mutuelle que vous proposez ?

Oui. Ce dispositif s'adresse à tous les jeunes de moins de 26 ans ayant souscrit à titre individuel à une complémentaire santé et qui résident en Ile-de-France Pour toute souscription à une mutuelle, la Région procèdera au remboursement d'une partie du montant de l'adhésion, plafonnée à 100 euros par an.

DIVERSES

L'UMP dit que la fiscalité régionale a explosé, qu'en est-il ?

En 2004, 2007, 2008, 2009 et 2010, l'Exécutif de la Région Ile-de-France n'a pas augmenté la fiscalité régionale. Mieux, en 2004, les recettes fiscales régionales ont été baissées de 6%. Les augmentations de la fiscalité régionale en 2005 et 2006 - nécessaires pour faire face aux coûts de la Décentralisation, non couverts par l'Etat - sont restées limitées. De 1998 à 2004, les taux de fiscalité ont baissé de 6 %. Pour rappel, quand le contribuable reçoit sa feuille d'impôts locaux, la Région ne prélève que 3 % du total. Aussi, l'augmentation des taux de 2005 et 2006, n'a représenté que moins de 5% sur l'ensemble des impôts locaux. Au final, entre 2005 et 2006, les prélèvements régionaux n'ont augmenté que de 2 à 10 euros par an, selon la situation du logement occupé. Cette hausse n'a touché que les propriétaires et les entreprises, pas les locataires.

L'UMP dit que les frais de communication de la Région ont augmenté de 300 % depuis 2004, qu'en est-il ?

En 2010, le budget relatif à la communication s'élève à 15,5 millions d'euros, c'est-à-dire à un niveau équivalent au budget voté en 2005 (14,95 millions d'euros). Durant la mandature, il n'a donc connu qu'une évolution marginale de 3,6%. Dans le même temps, le budget régional a progressé de 38,4 %.
A la demande de l'UMP et de son président de groupe, Roger Karoutchi, une mission d'information sur cette question a d'ailleurs été créée, composée à la proportionnelle des groupes politiques du Conseil régional. Son rapport a été voté à l'unanimité. Il a conclu que les dépenses de communication par habitant de la Région Île-de-France sont cinq fois moins importantes que celles engagées par le Conseil Général des Hauts-de-Seine.

Quelles sont les compétences de la Région ?

Les Régions existent depuis 1982. Elles ont un certain nombre de compétences déléguées par l'Etat : la construction et la rénovation des lycées, les transports, la formation professionnelle et l'apprentissage, le développement économique, l'aménagement du territoire et quelques questions liées à la santé et à la Culture. Un principe, la clause de compétence générale, permet aux collectivités locales, et donc aux régions, de mener des politiques dans des champs qui ne sont pas strictement de sa responsabilité. C'est à ce titre que la Région Ile-de-France s'investit dans la construction de logements, dans la lutte contre l'exclusion sociale ou le décrochage scolaire.

Toutes les listes se présentent comme des listes de renouvellement, qu'en est-il de la vôtre ?

La liste portée par Jean-Paul Huchon est renouvelée à 60%. Elle est à l'image de l'Ile-de-France, métissée et compétente. Jean-Paul Huchon a souhaité faire une large place à la diversité, en demandant notamment à Abdelhak Kachouri (93) et Ali Soumaré (95) d'être têtes de listes. Les partenaires de gauche rassemblés autour de Jean-Paul Huchon présentent de la même manière des candidats nouveaux, aux côtés des candidats d'expérience qui font déjà valoir leur compétence au Conseil régional.

 
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