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PARIS, 18 juin 2012 (AFP) - Pour la première fois dans l'histoire de l'Ile-de-France, la gauche a remporté dimanche une majorité des circonscriptions de la région, avec 53 des 97 sièges, victoire marquée par une forte poussée du Parti socialiste et une quasi disparition du PCF.
Dans la précédente Assemblée, la droite détenait 65 sièges et la gauche 34.
Département symbolique, les Hauts-de-Seine, fief de l'ancien président de la République Nicolas Sarkozy, n'a pas échappé à la percée du PS. Alors qu'il ne comptait aucun député depuis 1993, le PS emporte 4 sièges, 2 au détriment de l'UMP et 2 du PCF.
L'UMP a payé cher ses dissidences comme à Boulogne-Billancourt où l'ex-ministre de l'Intérieur Claude Guéant a raté son parachutage face à Thierry Solère, qui l'emporte avec 334 voix d'avance. Dans l'Essonne, le rapport de forces s'est inversé au profit de la gauche qui détient à présent 7 sièges contre 3 à la droite.
Les deux ministres candidats, Manuel Valls (Intérieur) et François Lamy (Ville) conservent leurs sièges, ainsi que Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP) et Nicolas Dupont-Aignan (DLR).
Même phénomène dans le Val d'Oise qui bascule à gauche, passant de 1 à 6 députés PS, avec la réélection du maire de Sarcelles François Pupponi, seul sortant PS du département.
En Seine-Saint-Denis, les socialistes raflent 9 de 12 circonscriptions. Et dans cette vague rose, l'UMP a perdu ses trois députés du département, dont Eric Raoult pourtant élu quasi sans interruption depuis 1986. Véritable bastion rouge, le "93" comptait quatre députés communistes avant l'élection mais seuls deux députés Front de gauche sont réélus: Marie-George Buffet et François Asensi, Patrick Braouezec étant battu. Dans le même mouvement, le Val-de-Marne perd son dernier député communiste. Et la gauche a ravi 3 sièges à l'UMP, inversant la tendance du département. Le scrutin marque également le retour de l'ancien ministre de la Recherche de Lionel Jospin, le président du Parti Radical de Gauche Roger-Gérard Schwartzenberg.
Dans les deux plus grands départements de la région, les Yvelines et la Seine-et-Marne, les plus ruraux par ailleurs, la droite reste dominante même si le PS marque des points.
Dans les Yvelines, la gauche a arraché deux sièges à la droite grâce aux victoires des socialistes Benoît Hamon et Françoise Descamps-Crosnier, mais a perdu un siège, celui d'Anny Poursinoff (EELV). La droite compte désormais dix circonscriptions, contre deux pour le PS.
L'UMP et ses alliés ont fait moins bien qu'il y a cinq ans dans ce département mais leurs députés sortants ont toutefois réussi à conserver la grande majorité de leurs fiefs, à l'image de l'ex-ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse. Et l'ancienne plume de Sarkozy, Henri Guaino, réussit son implantation, réalisant le meilleur score du département (61,85%).
En Seine-et-Marne, la gauche gagne 3 sièges à la faveur de la création de 2 nouvelles circonscriptions, sans inquiéter une UMP majoritaire.
Sans surprise, le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, s'impose largement à Meaux, de même que Christian Jacob, l'autre figure de l'UMP locale. Un peu plus au sud, l'ancien secrétaire d'Etat chargé de l'Outre-mer, Yves Jégo est élu sous les couleurs du Parti radical valoisien.
Paris semble un peu en retrait: l'équilibre entre gauche (12 sièges) et droite (6) reste globalement inchangé même si la gauche a fortement consolidé ses ancrages.
L'UMP a résisté dans la capitale, ne perdant pas de siège. L'ex-Premier ministre, François Fillon, a vaincu sans panache, contraint à un second tour face au généticien Axel Kahn. La ministre du logement, Cécile Duflot, a réussi en revanche son parachutage, avec 72,20% des voix. La patronne des écologistes devrait céder son siège à sa suppléante socialiste, la sortante Danièle Hoffman-Rispal.
Source : AFP - 18 juin 2012
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