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Qui va porter les couleurs du Poing et la rose dans la 3e circonscription (Villeneuve-Saint-Georges, Limeil, Villeneuve-le-Roi, Boissy)? Le Parti socialiste maintient toujours le flou dans ce territoire, considéré comme « gagnable ». Les hypothèses les plus folles circulent : gel au profit d'un partenaire, parachutage interne, voire accord après la présidentielle avec un autre parti de gauche. Pragmatique, le maire de Boissy, qui s'est porté candidat, avec le soutien du premier fédéral du Val-de-Marne et des autres parlementaires, « attend de voir ». « Mais je sais comment je réagirai », prévient-il. C'est dit. Régis Charbonnier partira en campagne face au député UMP sortant, Didier Gonzalès.
Réservée à des partenaires depuis l'ère Mitterrand, la 3e circonscription est revenue dans le giron socialiste depuis que la patronne des écologistes Cécile Duflot a préféré tenter sa chance à Paris. Mais surprise, la semaine dernière, à l'issue du vote des militants, Solferino a décidé de geler le territoire. Le PRG fait le forcing pour obtenir un accord et permettre à l'ex-député-maire de Villeneuve-Saint-Georges Roger-Gérard Schwartzenberg de retrouver son fief. « C'est en cours de règlement, probablement positif », assure ce dernier.
Mais dans le Val-de-Marne, le PS ne croit pas à ce retour. « Sa candidature est vouée à l'échec », tacle même Régis Charbonnier. Pour le sénateur Luc Carvounas, à la tête de la fédération, le maire de Boissy est incontestablement « le meilleur candidat pour battre la droite ». Pour autant, le PS national, qui doit encore régler un certain nombre de cas difficiles, ne l'entend pas ainsi et réfléchit à un parachutage national. « Ce sont des méthodes d'un autre temps, qui sèment la discorde, regrette Régis Charbonnier. C'est très mauvais pour l'image du PS. On parle de Christophe Borgel (NDLR : secrétaire national chargé des élections, investi dans la Somme malgré les crispations locales). Il est élu en Seine-Saint-Denis, c'est surprenant qu'il aille chercher ailleurs une investiture... » Et le maire de Boissy de rappeler : « J'ai, par le passé, montré mes capacités d'aller jusqu'au bout, contre les logiques de parti. »
En effet, lors des dernières municipales, la conseillère régionale et patronne de la fédération PS 94, Michèle Sabban, avait été parachutée à Boissy-Saint-Léger. Et ce, contre l'avis des militants qui avaient choisi à plus de 79% Régis Charbonnier, alors conseiller municipal. L'élu local était parti en dissidence, ce qui lui avait valu une exclusion avant d'être réintégré une fois l'élection gagnée. Prochain rendez-vous samedi, lors de la convention nationale de ratification des candidatures.
Source : Le Parisien - Edition Val de Marne - 8 décembre 2011 |