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Absent dans le département lors des deux dernières législatives, le Parti Radical de Gauche 77 entend bien faire parler de lui en juin. Il compte notamment sur l'exposition médiatique de son président national, Jean-Michel Baylet, lors des primaires socialistes, bien que ce dernier n'y ait récolté que 0,7% des voix. Le PRG, qui a recueilli moins de 2% des suffrages exprimés lors des législatives de 2007, représente la troisième force de gauche du Parlement.
Jean Calvet, président du PRG 77 depuis trois ans, après être passé chez les écologistes puis le MoDem, espérait que le Parti socialiste, dans le cadre de l'accord national signé avec son parti, lui réserve une circonscription en Seine-et-Marne. Cependant, le PS, qui a déjà accordé la 11e circonscription (Sénart) aux écologistes et la 1re (Melun) aux divers gauche, n'était pas prêt à faire plus de cadeaux dans le département.
« Avec la présence de Jean-François Copé (NDLR : député-maire UMP de Meaux et secrétaire général de l'UMP) ou de Christian Jacob (NDLR : député-maire de Provins, président du groupe UMP à l'Assemblée), ce département est pourtant emblématique politiquement », estime l'ancien conseiller général de Thorigny-sur-Marne, battu en mars. Un département scruté par les observateurs, où le PRG aimerait donc faire sa place.
Le PRG assure qu'il présentera des candidats dans au moins cinq des onze circonscriptions du département : la 3e (Montereau), la 8e (Torcy, Bussy), la 9e (Pontault-Combault), la 10e (Chelles, Champs) et la 11e (Sénart). « On se tâte dans la 5e (Coulommiers) », ajoute Jean Calvet, qui devrait être candidat dans la 8e. Mais on ne sera pas dans la 6e (Meaux) car, avec l'éparpillement des forces de gauche, on ne pourra pas décoller. »
Jean Calvet, qui, sous l'étiquette UDF-MoDem, a recueilli 7,2% des voix en 2007 face à Chantal Brunel, concède que le score de ses candidats devraient osciller autour de 2%. Assez cependant pour assurer le financement du parti. En effet, chaque formation politique ayant présenté des candidats dans au moins cinquante circonscriptions et ayant obtenu au moins 1% des suffrages, touche quelques euros par voix obtenue, chaque année, pendant cinq ans.
Source : Le Parisien - édition Seine-et-Marne - 6 décembre 2011 |