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Chapitre 904 « Santé et action sociale » Sous-fonction 41 « Santé », Programme HP 41-001 « Prévention et éducation à la santé » Action « Lutte contre les addictions» Et Chapitre 934 « Santé et action sociale » Sous-fonction 41 « Santé », Programme HP 41-001 « Prévention et éducation à la santé » Action « Lutte contre les addictions»
Abonder la ligne Action « Lutte contre les addictions » de 200 000 € en autorisations de programme et de 200 000 € en crédits de paiement au sein du chapitre 904. La ligne Action « Lutte contre les addictions » étant en également abondée de 300 000 € en autorisations d'engagement et 300 000 € en crédits de paiement au sein du chapitre 934.
Le financement est assuré par la diminution de la part d'autofinancement du budget d'investissement de 500 000 €, (compensée à due concurrence par une augmentation de l'emprunt) et par une augmentation du budget de fonctionnement de 300 000 € et du budget d'investissement de 200 000 €.
Exposé des motifs :
Dans toute l'Europe, on compte plus de 70 salles dites de "consommation à moindre risques" à l'attention des toxicomanes. Elles permettent une réduction des risques d'overdose et de transmission de virus, en particulier du VIH SIDA et des hépatites. Elles favorisent un meilleur suivi médical et social par des professionnels (médecins, infirmiers, éducateurs, assistants sociaux). Elles peuvent, en outre, limiter les consommations sauvages, l'abandon de seringues et ainsi concourir à la tranquillité publique.
De très nombreuses études officielles ont ainsi pu démontrer l'efficacité de ces salles pour résorber les problèmes sanitaires et de sécurité, notamment celle de l'Institut national de la Santé et de la Recherche médicale (Inserm).
Pourtant, aucune salle de ce type n'existe en France.
Alors que sur la seule ville de Paris, l'on dénombre plusieurs milliers de toxicomanes, notre Région se doit d'intervenir. Ce d'autant que les derniers chiffres de la contamination aux hépatites B et C en France imposent des réponses urgentes: 4 000 morts par an, dont la plupart sont des usagers de drogues.
Aujourd'hui, c'est donc un véritable projet de prévention et d'accompagnement qui doit être institué afin d'enrayer l'exclusion sanitaire et sociale des usagers de drogues.
C'est pourquoi nous vous proposons d'abonder de 200 000 € en investissement et 300 000 € en fonctionnement la ligne "Lutte contre les addictions" afin de permettre à notre collectivité de participer à l'ouverture de la première salle de consommation à moindre risques française. Un partenariat avec la ville de Paris, qui a déjà pris des positions officielles sur ce point pourrait utilement être proposé. |